Skip to main content

Et si vous méditiez plus souvent ? Voici 3 (très) bonnes raisons de pratiquer au quotidien

© Visa Forme – Pourquoi méditer est une (très) bonne chose pour votre cerveau.

La méditation, pratique millénaire initiée par l’Inde bouddhiste, connaît aujourd’hui un regain d’intérêt mondial.

Cette technique ancestrale n’est plus réservée aux moines reclus dans les monastères. Au contraire, elle se popularise et se diffuse largement, notamment grâce aux à la recherche moderne qui confirment ses nombreux avantages.

Dans cet article, nous vous présentons 3 grands bienfaits d’une pratique régulière de la méditation, validés par la recherche ! 😉

Origines de la méditation et son essor moderne

Origine et propagation en Occident

Initiée par le Bouddha en 515 avant Jésus-Christ, la méditation faisait partie intégrante des pratiques spirituelles indiennes.

A lire sur le même sujet :  Santosha actif : comment être serein grâce au yoga

Ce n’est qu’à la fin du XXe siècle que cette pratique a trouvé un écho en Occident. En 1979, Jon Kabat-Zinn, psychologue américain, démocratise la “mindfulness”, ou pleine conscience, rendant ainsi la méditation accessible au grand public.

Ancrage scientifique avec Francisco Varela

Le Français d’origine chilienne Francisco Varela, connu pour ses travaux sur la relation entre cerveau et méditation, crée dans les années 1980 un institut visant à unir science et bouddhisme.

Ses recherches aidées par Richard Davidson et soutenues par le Dalaï-Lama, ont ouvert la voie à une série d’études démontrant les bénéfices tangibles de la méditation sur la structure de notre cerveau.

1 – Les effets bénéfiques de la méditation sur le cerveau

Réorganisation des circuits cérébraux

D’après le neuroscientifique Antoine Lutz, la méditation entraîne une réorganisation notable de l’activité des circuits neuronaux responsables de la régulation de l’attention et des émotions.

Dans une étude de 2017, il avance que les aires cérébrales impliquées dans ces processus se développent et se renforcent avec une pratique régulière.

Étude de Wendy Hasenkamp

Une autre étude conduite par Wendy Hasenkamp et ses collègues de l’université d’Emory aux États-Unis a révélé quatre phases distinctes dans un cycle de méditation  :

  1. les pensées vagabondes : activation du circuit ‘mode par défaut’;
  2. la prise de conscience de la distraction;
  3. le “recentrage” de l’attention;
  4. le maintien de l’attention concentrée;
A lire sur le même sujet :  Tai-chi : ces 5 bienfaits que peuvent vous apporter une pratique régulière

Ces phases mettent en lumière comment différentes régions cérébrales s’activent et se coordonnent lors de la méditation.

 

2 – Les impacts sur le stress et l’anxiété

Réduction du taux de cortisol

La méditation aide à diminuer le niveau de cortisol dans le sang, l’hormone responsable du stress.

Une étude menée par Sara Lazar, chercheuse associée au département de psychiatrie du Massachusetts General Hospital et professeur adjoint de psychologie à la Harvard Medical School, a montré que les personnes qui pratiquent régulièrement la méditation présentent un taux de cortisol plus bas, même lorsqu’elles sont confrontées à des situations stressantes.

Méditation compassionnelle et empathie

Certaines formes de méditation, comme la méditation de compassion et de bienveillance, stimulent fortement les régions cérébrales associées à l’empathie.

Chez les praticiens expérimentés, cette forme de méditation favorise une meilleure réponse émotionnelle envers autrui, réduisant l’anxiété anticipatoire liée à des stimuli négatifs.

A lire sur le même sujet :  Yoga du matin : pourquoi et comment le pratiquer ?

 

3 – Les effets de la méditation sur la perception de la douleur

Comparaison avec l’hypnose

De manière similaire à l’hypnose, la méditation modifie la perception de la douleur. Les méditants montrent une activité cérébrale réduite avant l’apparition d’un stimulus douloureux, ce qui leur permet de mieux gérer la douleur ressentie.

Ils ne voient pas la douleur comme aussi perturbante que ceux qui ne méditent pas.

Des efforts moindres pour rester concentré

Les méditants chevronnés ont besoin de moins d’efforts pour maintenir leur concentration lors de tâches spécifiques. Cela résulte d’une habitude mentale où les circuits neuronaux dédiés à l’attention deviennent plus efficaces avec la pratique continue.

Les dernières recherches montrent donc que la méditation joue un rôle crucial dans la réduction du stress, l’amélioration de la gestion émotionnelle et la perception de la douleur. Que l’on cherche à réduire son anxiété, améliorer sa mémoire ou développer un esprit plus empathique, la méditation offre des outils puissants validés autant par la tradition ancienne que par la recherche moderne. 🙂

Sophie

Sophie est rédactrice spécialisée en Ayurvéda sur le site visa-forme.fr. Elle s’intéresse depuis longtemps à cette médecine millénaire et étudie notamment son développement dans les sociétés occidentales.